PHILADELPHIA, PA : à ciel ouvert

PHILADELPHIA, PA : à ciel ouvert

Après la capitale nationale, la logique voulait que nous fassions escale dans la capitale fondatrice des États-Unis. Philadelphie n’a peut être pas le lustre de Washington mais la ville se tarit d’avoir été le berceau de la structure démocratique qui dirige ce pays aujourd’hui. En fait, Philly n’aura été la capitale que durant les 10 ans qui ont suivi la révolution.(1790-1800) mais la ville est teintée de beaucoup d’histoire.

La visite éclair ne rend pas totalement justice à l’endroit mais un tour d’horizon en bus londonien à ciel ouvert en donne tout de même un bon aperçu. Globalement, la ville a parfois un petit air bostonien avec ses universités et sa vie culturelle, notamment avec son orchestre symphonique, l’une des plus cotées dans le monde.

L’influence européenne se retrouve notamment par la présence d’un petit musée de Rodin et d’une impeccable statue de Jeanne-d’Arc. Incontestablement, l’attrait premier demeure la « Liberty Bell » que l’on visite comme si c’était la crypte  du frère André. Le symbole est cher aux américains.

On s’étonnera de voir bien peu de graffitis contrairement à bien des grandes villes. L’explication de ce constat réside dans la présence de plus de 3,200 murales de tous les types dont la réalisation découle de comités de quartier. Des quartiers qui semblent vivants. Nous aurions aimé entre autre nous attarder sur le South Street si vivante avec ses restos-terrasses.

Les espaces verts ne manquent pas et semblent prendre une place importante dans la ville le long de la rivière Schuylkill sur les bords de laquelle on retrouve le Museum of Arts et son grand escalier, maintes fois vu à travers  les films de Silvester « Rocky » Stalone. Le grand parc Fairmount occupe à lui seul 10% du territoire de la ville et demeure bien plus grand que Central Park à NY.

Les bâtiments historiques ne sont pas légions mais à lui seul, celui de l’hôtel de ville est à couper le souffle avec son architecture de style Renaissance. Longtemps, il fut l’édifice le plus élevé de la ville jusqu’à ce qu’il devienne écrasé par l’émergence des gratte-ciels dans les années 80. Le coeur du centre-ville gravite  autour du visitors center. Un lieu vaste et remarquablement bien aménagé comme point de départ pour tout visiteur. Il y a même deux petites salles de cinéma qui relate l’histoire de la ville.

Côté bouffe, Philadelphie possède son classique ; le Philadelphia Cheese Steak Sandwich. Après tout, le Québec a bien sa poutine. (sic) Nous l’avons expérimenté en attente du tour de ville dans le carrefour commercial de la “Philadelphia Bourse”. L’endroit est remarquablement restauré.

Dernière expérience intéressante dans cette escapade d’un jour fut de s’y rendre en train de banlieue depuis le camping KOA West-Chester. Efficace et économique sans stress de conduite. Une heure de trajet qui butine de gare en gare à travers de jolis bourgs de banlieue.

La gare est située à 9 km du camping. Le stationnement incitatif n’est que de $1 pour la journée. Original, le mode de perception tient à l’insertion de 4 pièces de .25 dans le numéro correspondant à son espace sur un vaste tableau. La passe illimitée d’un jour n’est que 11$/p (25$ pour les familles). Le tour en bus de 2h était à 20$/p. Pour moins de 100$ pour 2 personnes, la journée fut fort concluante.