UN SOUPER JAPONAIS, C’EST PAS CHINOIS !

Certains fréquentent les restaurants pour des raisons gastronomiques tandis que d’autres le font pour des raisons festives. Dans ce dernier cas, l’ambiance prime sur tout et quand la préparation du repas devient spectacle, le plaisir n’en est qu’accrue. La formule « hibachi » des restaurants japonais en est un exemple éloquent. Dans les deux cas, l’important est de ne pas rester sur son appétit, au sens propre et figuré.

 

Le prétexte était le 65èmeanniversaire d’une amie. Pas facile de réunir 21 convives autour d’une même table. La formule japonaise était donc toute désignée pour sortir du cadre de la brasserie où l’interaction de tous n’est guère possible avec forcément le morcellement du groupe où l’on ne jase qu’avec ses voisins immédiats.  La joyeuse troupe se sera attablée au restaurant HOKKAIDO HIBACHI & SUSHI de Port St.Lucie West en Floride.

 

La mise en scène est simple mais efficace. La prise de commande par les serveurs est diligente. Service rapide de la soupe puis de la salade « iceberg » qui n’aurait pas de saveur sans la vinaigrette. On peut ainsi parler de succincte mises en bouche avant l’entrée en scène des deux acteurs principaux, les cuisiniers …  et que le spectacle commence.

En observant les deux cuistots, on constate que le scénario théâtrale est le même. Pour réchauffer l’ambiance, on réchauffe la plaque chauffante qui s’enflamme brièvement. (sic) La spatule et le couteau quasi baïonnette sont maniés avec dextérité. (heureusement) Les « cooks » auront rapidement identifié les plus festifs du groupe en leur administrant un jet d’eau ou encore une dose de sake.  Avant d’augmenter son taux d’alcoolémie, on aura tout de même le bon réflexe de s’assurer que le client ne conduit pas sa voiture au terme du repas.

Dans d’autres cas, la spatule deviendra une mini-catapulte projetant un morceau de viande ou poisson vers l’assiette ou la « grande gueule » de la convive. Tous s’esclafferont devant ce petit jeu qui ajoute à l’ambiance festive.

 

Après avoir préparer le riz collectif, la cuisson de chacun des aliments débute dans un inlassable ballet entre la plaque chauffante et les assiettes de chacun. De bonne mémoire, nos cuisiniers consultent à peine le « bon de commande ».  Il y a du rythme.

 

Leur performance terminée, nos deux cuisiniers quittent la scène vers une autre table sous les applaudissements de tous. Les serveurs viendront terminer le dernier acte qui comprend la remise de contenants de « doggie bags » pour les restes des généreuses portions ainsi que la facture bien sûr, laquelle devrait avoisiner en moyenne un peu plus d’une centaine de dollars canadiens par couple.

 

Non, il n’y a pas de petits biscuits « fortune cookies » en conclusion de repas. Après tout, un souper japonais, ce n’est pas chinois !

 

 * Visité et apprécié une deuxième fois le 21 novembre 2018

 

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