Bernard Trottier, intronisé au Panthéon des Sports du Québec

Le 28e Gala d’intronisation au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec aura lieu le mardi 25 septembre au Club de Golf Métropolitain Anjou. Pour l’occasion, le Panthéon des sports du Québec va introniser 11 personnalités ayant contribué de façon exceptionnelle à l’enrichissement de notre patrimoine sportif. La cohorte 2018 est composée de cinq athlètes, deux bâtisseurs, ainsi que de quatre intronisés à titre posthume.

Bernard Trottier sera intronisé en compagnie de nombreuses personnalités marquantes : Guylaine Dumont (volleyball et volleyball de plage), Guy Hemmings (curling), Andréanne Morin (aviron), Joannie Rochette (patinage artistique), Denis Savard (hockey), Jean-Guy Ouellet (à titre de bâtisseur – volleyball), Édouard Carpentier (à titre posthume – lutte professionnelle), Maurice Filion (à titre posthume – hockey), Roger B. Mondor (à titre posthume – handisport), Red Storey (à titre posthume – hockey).

Chef de file en philanthropie sportive au pays, Bernard Trottier a aidé plus d’une génération d’athlètes à atteindre leurs rêves olympiques. Ils sont nombreux nos champions ayant pu compter sur son précieux soutien.

Après avoir eu en décembre dernier la médaille pour service méritoire de la division civile des mains de la Gouverneure générale Julie Payette, cet hommage du Panthéon des sports du Québec souligne une fois de plus son engagement pour le ski et le sport québécois en général.

De plus, le Panthéon des sports du Québec va profiter de ce Gala pour rendre des hommages spéciaux à deux acteurs qui sont symboles de fierté pour notre collectivité et qui ont grandement contribué à l’enrichissement de notre patrimoine sportif : la Palestre Nationale et le Club de la Médaille d’Or.

BIOGRAPHIE DE BERNARD TROTTIER

Chef de file en philanthropie sportive au pays, Bernard Trottier a aidé plus d’une génération d’athlètes à atteindre leurs rêves olympiques.

Né à Montréal dans une famille modeste, Bernard a commencé très jeune à skier. C’est la piqure pour ce sport. Ces premières descentes, il les a effectuées sur le site de l’actuel Stade olympique.

Puis, il dévala les pentes sur le mont Royal, celle de l’Université de Montréal et au parc Maisonneuve. Cette passion pour le ski lui donne ses premières occasions d’affaires, alors que les Québécois découvrent ce sport.

Il commença à enseigner le ski, mais aussi à équiper les skieurs. Il se met à vendre de l’équipement, d’abord dans le sous-sol de sa maison. Plus tard, il ouvrit une première boutique, puis une deuxième et enfin une troisième. Il fait sa renommée avec ses commerces, organisant même des défilés de mode pour promouvoir les nouvelles collections.

Son succès et sa renommée lui permettent de passer à une autre étape de sa carrière : l’aide aux athlètes. L’un de ses combats a été pour la promotion du sport et aussi pour les athlètes, espoirs et élites, afin qu’ils reçoivent un appui financier nécessaire à leur épanouissement sur la scène internationale.

Et aider les athlètes, Bernard a commencé très tôt à le faire ; pour apporter un soutien financier à deux champions, Peter Duncan et Jean-Guy Brunet, Bernard passait le chapeau sur le perron de l’église à Saint-Sauveur.

Sans compter sa grande implication auprès de Ski Alpin Canada à l’époque des Steve Podborski, Ken Read, Todd Broker, ces Crazy Canucks qui auront marqué le ski alpin à la fin des années 1970 et au début des années 1980.

Après c’est au tour des Gaétan Boucher, Nathalie Lambert, Sylvie Fréchette, Nicolas Fontaine, Dominick Gauthier et Jean-Luc Brassard de bénéficier de son aide.

De plus, Bernard Trottier s’implique dans de nombreuses causes pour aider les futurs champions, mais aussi pour que le sport soit connu, encouragé et pratiqué par le plus de gens.

Il devient un pilier des organismes comme le Club de la Médaille d’Or, la Commission sportive Montréal-Concordia à travers la Soirée des Lauréats. On le retrouve à appuyer les Mardis cyclistes, impliqué dans le financement du sport des athlètes d’élite (l’ancêtre de la FAEQ) et aussi au conseil d’administration du Panthéon des sports du Québec.

  • Source: Panthéon des sports (adapté pour Ski Québec alpin)
  • CRÉDIT PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE


NDLR : MERCI ENCORE BERNARD !!!
Certes le ski au Québec a eu droit à quelques mécènes mais aucun n’aura égalé cette unique personne. Ces actions ont souvent été discrètes…. sa reconnaissance mérite d’être encore plus publique. En cette période électorale, nous pourrions dire qu’il aura été plus efficace que bien des politiciens. (Photo : Carnetduski.com)

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