QUAND LE MASSIF SE FAIT JOUISSIF

Il y a de ces journées où il importe d’être là au bon moment, nonobstant qu’au réveil un bon « rhume d’homme » fait ombrage sur la motivation d’aller en ski. Au surcroit, la circulation sur la route 138 soulève un crachin permanent qui oblige à surconsommer du liquide lave-glace jusqu’au risque d’en manquer. Tandis que la route n’était pas jojo, à l’arrivée au Massif de Charlevoix, nous attendait cependant tout un cadeau !

Nous ne sommes que mardi en semaine, mais un peu avant 9 heures le stationnement est étonnamment comble comme en week-end.  Il a neigé et il neige toujours comme nous ne l’avons pourtant pas vu chemin faisant. Le « Massif Cloud » a fait son œuvre. Au débarcadère pour le dépôt des skis, le choix est clair entre deux pairs. Les skis de carving resteront dans la voiture et on sortira les grandes palettes.

J’hésite à me hâter voyant que le câble de la piste dorsale La Petite-Rivière est depuis longtemps tombé. Je me dis que toute cette poudre sera rapidement lézardée après avoir été prise d’assaut par une horde de skieurs plus matinaux que moi.

C’était sans compter sur l’invitation du photographe maison, Alain Blanchette, à mettre le cap sur un secret qui deviendra moins bien gardé, soit la nouvelle large piste La Racine qui jouxte le futur Club Med. Elle n’attire pas d’emblée les skieurs en raison d’un long tronçon peu incliné au-delà de la base de la remontée du Camp Boule, mais il faut oser s’y aventurer.

Le terrain était encore vierge d’un 15 cm de poudre légère qui vous fait flotter les spatules de bonheur. Les embruns de neige n’allaient peut-être pas aux cuisses, mais chatouillaient quand même le bas des jambes dans une interminable séquence et pas juste un ti-bout de piste.

En fin de matinée, nos papillons dans le ventre criaient famine. Il neigeait toujours à gros flocons. La lumière grise (flat light) était plus présente et les congères moins explosives. Après plus de 3 heures ininterrompues, on ne sera pas demeuré sur notre appétitif avant l’heure du lunch toujours aussi goûteux de la cafétéria. Le bar était bondé comme en week-end alors qu’ordinairement en semaine, les places sont éparses.

Pour ajouter au plaisir, des retrouvailles en remontée de télécabine de vieilles connaissances où l’unanimité sur la qualité des conditions était sans équivoque. Retrouvailles inattendues aussi d’une fidèle partenaire du Carnet du ski. Joannie Faucher de Rossignol dévoilait aux représentants des boutiques, les nouveautés de la saison prochaine. La gamme Hero aura notamment de nouvelles couleurs comme vous le voyez derrière nous.

Seul regret de cette journée mémorable qui place la barre haute pour les prochaines sorties, une solide collision avec un planchiste, qui dans une zone de haute circulation de skieurs, a réalisé inopinément un virage brutal sans avertissement ou même sans prendre conscience de la circulation autour de lui. JE N’AI RIEN CONTRE LES PLANCHISTES, mais dans pareilles circonstances, il y aurait lieu de garder sa ligne de pente plutôt que louvoyer sans égards.

  • Vécu le 14 janvier 2020 en compagnie de Claude Beaudoin.
  • Un immense MERCI à Alain Blanchette pour la générosité des photos.

INTRO FACEBOOK : MINI-POWDER DAY AU MASSIF
Lendemain de tempête où il ne neigeait plus à Québec et à peine tombaient-ils quelques poussières de neige au Mont-Sainte-Anne. Par contre au Massif, le baril n’était pas encore vide témoignant que le micro climat de Charlevoix jouait en sa faveur. 

Massif 800 12

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Massif 800 11

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Massif 802

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Massif 801

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Massif 800 9

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Massif 800 8

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Massif 800 7

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Massif 800 10

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Massif 800 2

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