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SKI COVIDVIALE : DÉBUT DE SAISON À MI-SAISON

D’emblée je l’avoue, je suis un cordonnier mal chaussé. J’ai beau être un chroniqueur-ski qui surveille rigoureusement et assidûment l’actualité-ski, je suis depuis le début de la saison plus près de mon clavier d’ordi que dans mes bottes de ski. Je ne les avais d’ailleurs pas encore remise depuis mon retour d’un accompagnement de groupe à Whistler il y a un an, lequel fut marqué par le début de l’historique pandémie et la fin abruptement prématurée de la saison.

J’étais frileux, non pas à cause de la température qui somme toute n’a pas été jusqu’ici polaire comme normalement en janvier, mais disons que j’étais plutôt hésitant. Ce qui m’a refroidi au sens figuré, tient aux mesures sanitaires contraignantes pour les stations de ski, aux aléas du temps parfois pluvieux en décembre, au déficit de neige jusqu’ici cet hiver, à la désorganisation de nombre de stations prises souvent au dépourvu, aux skieurs intransigeants et j’en passe…

Ce matin, je me suis donc résigné à enfin me commettre de retourner en piste. Je l’ai fait sans risque en choisissant l’une des  stations québécoises parmi les plus rigoureuses en terme de gestion des contraintes sanitaires et au surcroit un jour de semaine.

Il faisait tout de même -17’C au réveil et sous un ciel bleu ensoleillé il y avait absence de vent. Démarrez une saison en février n’est pas plus facile qu’à la fin novembre / début décembre. Il faut ressortir/préparer l’attirail et surprise, accepter que la sédentarité du confinement rende difficile d’attacher la ceinture du pantalon dû à un embonpoint négligé.

À destination, sans accès au chalet, il faut accepter de mettre ses bottes dans le stationnement. Manœuvre laborieuse et pas évidente qui sera cependant facilitée par l’addition à sa trousse d’équipement, d’un pratique petit tabouret pliable acquis au coût de 7,49$ chez Canadian Tire. Il y a toutefois une salle pour se réchauffer pouvant accueillir 20 personnes maximum permettant une pause pipi et de repos (pas de lunch) ne devant pas excéder 15 minutes. La surveillance se fait par un personnel avenant et sympathique. L’application des règles est très serrée.

La rigoureuse gestion du volume de skieurs à la Station Le Relais dilue les attentes qui peuvent parfois être ailleurs plus débordantes que souhaitées. C’est ainsi qu’en un peu moins de 2 heures, nous avons multiplié les « up & down » et engrangé 15 descentes dans des conditions de pistes impeccables et propices au « carving » à satiété. Comme la bicyclette, ça ne se perd pas !

Comme plusieurs, je m’attriste de voir l’expérience-client profondément changée en raison de cette pandémie qui est loin d’être jugulée. Certes, il faudra renoncer aux commodités du chalet, à la bonne soupe de la cafétéria, à l’après-ski entre amis au bar, au ski de soirée et aux voyages à l’étranger. Il faut cependant saluer le travail des équipes d’entretien qui mettent la table d’impeccable façon et nous permettent de nous en tenir à l’essentiel, soit le ski. Une fois les contraintes et les irritants surmontés, on réalise que tout n’est pas perdu, mais que ce n’est quand même pas demain la veille que nous aurons tout regagné.

  • Début de saison à mi-saison 9 février 2021 — Crédits photos : I Phone Roger Laroche / Jacques Boissinot 

Ski 800 10

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Ski 800 8

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Ski 801 2

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Ski 800 3

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Ski 801 1

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Ski 800 6

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Ski 800 5

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