SKI COVIDVIALE : EN MANQUE DE CE QUI MANQUE

Le mercure affichait -17,5’C sur le tableau de bord. Le rapport météo à la radio clamait -26’F avec le facteur de refroidissement éolien. Pourtant, dans le stationnement au pied du secteur des 40 à Stoneham, notre vestiaire improvisé avec nos petits tabourets profitait du facteur de chauffage solaire par un ciel bleu pur. Ironiquement, on ne pouvait souhaiter mieux avec tout notre attirail à portée de coffre de voiture.

 

L’absence de vent dans la lente remontée quadruple permettait à Galarneau de nous réchauffer la couenne dans le dos. On se disait qu’ils devaient être nombreux à ne pas avoir oser céder à la tentation et croire que la journée n’était pas propice au ski, car trop frettte.

Mal leur en pris car un domaine skiable impeccable s’offrait à nous avec un léger duvet de neige fraiche couvrant le damé de la nuit. Ce n’était pas un « powder morning », mais nos spatules se seront délectées à travers de larges virages d’une piste quasi exclusive car l’affluence était inexistante en ce milieu de semaine

En moins de 2h30, nous aurons cumulé 10 descentes sans attente pour un total de plus de 15km de pur bonheur sans jamais se soucier de la température prétenduement froide. Tout simplement une belle journée d’hiver qui aura mis du baume sur les conséquences de la pandémie.

UN GROS BRIN DE NOSTALGIE

Ainsi s’arrête le bonheur de la moitié du verre plein. On a beau se consoler de pouvoir au moins skier alors que les stations des provinces voisines de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick connaissent une saison aléatoire (*), mais chez nous l’expérience-client complète nous manque. Triste verre à moitié vide !

Si l’accès au chalet avait été permis aujourd’hui, nous aurions pu profiter d’une bonne soupe chaude et retourner en montagne pour quelques tours de piste additionnels. Qui sait, la journée se serait terminée au bar entre amis autour d’un pichet de bière et une assiette de Nachos. On a tout simplement plié bagage et quitté en se demandant comment les stations pourront dans tel contexte de ne pouvoir générer plus de revenu, couvrir minimalement leurs frais fixes.

Nous vivons une saison pandémique particulière où l’on doit plutôt s’en tenir au ski de proximité.  À quoi bon faire de longue distance hors région et ne pas pouvoir profiter de ce qui englobe l’expérience-client en hôtellerie et/ou restauration. On skie près de chez nous et on rentre chez nous.

Les rappels-souvenirs Facebook de voyages en Europe, aux USA ou dans l’Ouest canadien donnent le cafard. Tous ces souvenirs, ces habitudes récurrentes dont on ne sait quand nous pourrons les reproduire, viennent jeter encore plus d’ombre sur cette saison hors du commun.

Le ski c’est le ski, mais ce sera toujours plus que le ski. Voilà pourquoi même si je me résigne, je suis en manque. Allez ! Sachons garder au moins notre verre (bière ou vin) à moitié plein et noyer notre nostalgie.

  • Crédit photos : « I Phone » Roger Laroche & Jacques Boissinot

    (*) Le gouvernement de l’Ontario a annoncé lundi 8 février l’ouverture de certaines stations …

    • Dès le 10 février pour les comtés de Hastings, Prince Edward, Kingston, Frontenac et Lennox et Addington;
    • Dès le 16 février pour le reste de l’Ontario, sauf Toronto, Peel et York (22 février pour ces 3 secteurs);

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