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COMBINÉ D’ATTELAGE : « BEN HUR » DES TEMPS MODERNES



Scandant les ordres aux chevaux comme des guerriers, ils attaquent le parcours tel des gladiateurs déterminés. Le second équipier, littéralement rappel comme sur un catamaran de sport, veille au grain pour ne pas que le char bascule. On est loin des épiques épreuves romaines projetées dans le film Ben Hur, mais une compétition de combiné d’attelage n’est pas sans rappeler un peu de cet imaginaire.


La passion du cheval s’exprime sous diverses formes. Selle anglaise ou western, course à obstacles, courses sous harnais, derby, cheval de labours ou simple passion de l’équitation, mais que dire de celle du combiné d’attelage? Il existe différentes disciplines en attelage : l’attelage de la plaisance, le concours combiné, le derby. L’attelage est également pratiqué en randonnée nous apprend une recherche internet.


Le secteur St-Grégoire de la municipalité de Bécancour est un bastion important de cette pratique. Autrefois foyer des chevaux de courses sous harnais si populaires sur l’autre rive à Trois-Rivières, la région du Centre-du-Québec s’est donnée une autre vocation chevaline d’une aussi grande importance depuis la baisse de popularité de ce type de courses. Blue Bonnets à Montréal ainsi que la piste de Québec ne sont plus, sonnant ainsi le glas à cette discipline. La passion des chevaux n’a toutefois pas quitté la région non loin de Nicolet, tout au plus aura-elle pris une autre forme.



La Ferme Georgette Guillemette abritait et entrainait autrefois quelque 200 chevaux. Aujourd’hui, elle n’héberge plus qu’une quarantaine de bêtes où l’on retrouve toujours un centre thérapeutique chevalin offrant carrousel, SPA, piscine et même une chambre hyperbare pour chevaux. Depuis plus d’une décennie, l’endroit est aussi le théâtre d’une compétition fort prisée où des cavaliers venant de partout dans l’Est de l’Amérique du Nord se mesurent.


Au début juillet, ils étaient une quarantaine, provenant des provinces maritimes et de la Nouvelle-Angleterre, à venir se mesurer lors d’une première série d’épreuves qui culmineront quelques semaines plus tard au Vermont.



Quoique l’accès au site de compétition soit gratuit, l’événement n’attire pas les foules, mais les curieux qui ont la chance d’y passer, sont témoins d’un rassemblement de haut calibre. Les compétiteurs sont fièrement vêtus à l’image de leurs charriots dont certains valent au bas mot une dizaine de milliers de dollars.


L’homme et le cheval ont toujours eu une relation privilégiée et respectueuse. Tous ces cavaliers d’une discipline d’un autre type sont beaux à voir. Nous y retournerons certainement et pourquoi pas avec un pique-nique sur l’herbe?



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