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PAUSE CAFÉ AU GUATEMALA

Dernière mise à jour : 5 mai



Encore une escale qui fera à peine le tour de l'horloge. Il n'y aura pas de quoi se sustenter des nombreuses particularités du Guatemala, ne serait-ce que de sa riche histoire de berceau de la civilisation Maya. Contentons-nous d'une pause-café au sens propre et figuré dans l'un des 5 plus importants pays producteurs de café au monde.

 

Donc visite éclair obligeant un aller-retour épique en autocar conduit par une émule de la Formule UN, sur une route souvent chaotique qui n'a rien à envier à celles du Québec. Quant à notre guide, il est à peine compréhensible autant dans le propos que dans la piètre qualité des haut-parleurs.

 

On aurait aimé en savoir plus sur les impressionnantes montagnes volcaniques qui s'offrent à nos yeux. On apprendra plus tard qu'il s'agissait du volcan éteint de Agua (3 766 M) et cet autre non loin, le Fuego (3 830M). Avec leur hauteur respective, ils dépassent très largement l'un des plus impressionnant massif dans l'Est des États-Unis qu'est le Mont Washington (1 917M).


 

La contrée traversée est bien pauvre, séquelle apparente des effets des volcans récurrents particulièrement concentrés dans cette ceinture de feu des Caraïbes, lesquels ont su être impitoyables. En bien des endroits, on constate qu’on n’a pas pu se relever et reconstruire. Mais la vie continue et le « Système D - débrouillardise » est de mise.



Niché en haute altitude, la plantation Finca Colombia méritait tout de même ce laborieux déplacement. Finca veut petite ferme/plantation alors que Colombia n'a rien à voir avec le pays du même nom, mais celui de la grand-mère du lieu.


Outre la culture du café, on y cultive les bananes et on y retrouve un joli resto de cuisine locale. C’est visiblement le moteur économique de l’endroit dont ont hérité deux sœurs d’un père qui n’a rien légué à ses fils ayant par contre bien réussi dans la vie, nous a rassuré notre guide héritière.  


 

L'endroit se visite un peu comme un vignoble avec ses rangs de plants de café où les différents types de grains sont récoltés à la main par uniquement des femmes, nous apprend l'une des deux sœurs co-propriétaires. Un dur labeur qui après 2 semaines du lundi au vendredi, oblige à une semaine de repos. La récolte s'étend de décembre à mai, juste à temps pour la saison des pluies si importante et tant attendue.



Un peu comme pour les vignes, les plants vieillissants offrent moins de grains de qualité. Ainsi, on les amputera quasi au sol pour relancer une régénération.

 

L'aire de culture semble bien sauvage et en apparence moins organisé que dans un vignoble avec ses rangs clairement démarquées, mais il n'en est rien. Durant la croissance des grains, on laissera le couvert des arbres feuillus environnants protéger les plants du soleil. On les émondera à la veille de la période des pluies pour que l'eau atteigne les bourgeons de fleurs pour les faire éclore.


 

À l'instar des visites de vignoble, suivra la dégustation et bien sûr les achats dont de café que l'on dégustera au retour en souvenir de cette pause-café que l'on a tout de même bien gouté même si elle était courte comme un expresso.



En sirotant mon café ce matin, j’ai pris conscience encore plus à chaque gorgée, que cet élixir matinal ne provient pas de récoltes mécanisées, mais du dur labeur de gens qui y doivent leur gagne-pain. J’ai aussi compris pourquoi les guatémaliens étaient si recherchés chez les maraîchers d’ici pour accomplir des tâches que les canadiens rebutent.



* Visité 15 avril 2024  NB : Nos amis co-voyageurs auront plutôt visité une ferme de noix de macadamia.

NDLR : Le Guatemala fut la quatriième des 10 escales de notre croisière de 17 jours de Miami à San Francisco via le canal de Panama.

- Pour consulter l'ensemble des compte-rendus de la croisière, rendez-vous sur cette page.



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Comentarios


Commentaires (1)

Invité
06 mai

Merci pour cette belle visite d'une plantation de café. Je retiens surtout dans le compte rendu la reconnaissance envers les Guatémaliens pour le "dur labeur de gens qui y doivent leur gagne-pain. J’ai aussi compris pourquoi les guatémaliens étaient si recherchés chez les maraîchers d’ici pour accomplir des tâches que les canadiens rebutent."

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