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SENTIER GILMOUR : RANDONNÉE ALPINE URBAINE


Les parcs nationaux et les stations de ski sont des endroits fort prisés des randonneurs lorsqu’apparaissent les couleurs d’automne. Ils sont d’ailleurs très nombreux à parcourir des kilomètres pour rejoindre ces lieux et chercher à garer la voiture dans des stationnements souvent saturés. Pourtant, en pleine ville de Québec, sans devoir se déplacer à outrance, il existe une opportunité de randonnée qui n’oblige pas à tant de contraintes tout en procurant le même plaisir.


D’emblée, je suis prêt à admettre que j’entretenais beaucoup de scepticisme et de réticences lorsque le projet d’aménagement d’un sentier reliant les Plaines d’Abraham et le boulevard Champlain fut annoncé en 2013. Déjà que la côte Gilmour réservée aux véhicules était particulièrement pentue, j’avais peine à imaginer que cette liaison piétons/vélos, évaluée à $ 3,7 M, serait crédible. Je fais aujourd’hui amende honorable et je témoigne plutôt de mon enthousiasme face à la réalisation.

Il faut d’abord saluer le travail des concepteurs qui ont su rendre un parcours d’un peu plus d’un kilomètre en bordure de falaise sans aucune section dépassant 10% d’inclinaison. Il y a quelques plateaux de faible inclinaison, mais aussi et surtout 6 aires de repos/interprétation qui permettent de moduler la descente tout comme la remontée laquelle devrait osciller entre 40 et 75 minutes, aller-retour, selon le rythme de chacun.


Mieux qu’un musée ou d’un austère centre d’interprétation, le sentier est parsemé de modules aux affichages soignés qui témoignent de façon très ludique de la page d’histoire sera inscrite dans ce lieu, il y a 260 ans. Voilà un indéniable attrait distinctif de cet aménagement où la belle nature et l’histoire cohabitent.

Le sentier est asphalté et bien aménagé avec ses belles clôtures et murs de soutènement. L’endroit est propre avec ses poubelles de déchets et de recyclage qui évitent la négligence. Il est bienfaisant de constater que les excès des graffiteurs sont presqu’absents. Le sentier est assorti de jolis lampadaires.


S’il devait y avoir une réserve face à cette infrastructure, ce serait le comportement de certains cyclistes plutôt téméraires dans la descente. Heureusement ils ne sont pas légion et la plupart sont respectueux à ne pas effrayer les marcheurs ou joggeurs car le sentier est aussi l’endroit de prédilection pour ceux qui entrainent leur cardio.

Il est certes facile d’expérimenter le sentier à partir du réseau de transport en commun, mais pour ceux qui s’y rendront en voiture, une aire de stationnement (gratuit) au bas de la côte Gilmour s’avère très pratique alors que le stationnement en haut du sentier oblige à un déboursé.


La ville de Québec, c’est le « Gibraltar d’Amérique », souligne le bel ouvrage « Le Carnet des escaliers de Québec » qui met en relief les très nombreuses façons de gravir par les marches de 44 escaliers qui totalisent 13 kilomètres d’escarpement pentu. Le Sentier Gilmour marque cependant l’exception de spectaculaire façon.

  • Visité/arpenté plus d’une fois. Les photos sont de l’automne 2019.





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