LA REMARQUABLE CATHÉDRALE DE PAPIER DE SUTTON
Dernière mise à jour : il y a 3 heures

Le lieu d’exposition n’a rien d’une église désacralisée. Épisodiquement, cet espace fut déjà occupé par la Laiterie Sutton, plus tard convertie en atelier municipal et même garage d’entreposage/entretien de la machinerie de la Station de ski du Mont Sutton qui y avait aussi ses bureaux administratifs.
Les hauts plafonds de cet espace de 20,000 pieds carrés occupés aujourd’hui par l’École d’art de Sutton ne pouvaient mieux convenir à cette spectaculaire exposition « La cathédrale de papier » de l’artiste Horta Van Hoye. Cette sculptrice d’origine belge bien installée à Knowlton depuis longtemps, a créé/façonné un ensemble d’environ 300 visages tous distincts, à partir de rouleaux de papier journal recyclé. Le résultat dépasse tout entendement !!!

Cette exposition n’aurait certainement pas eu le même effet si elle avait été présentée dans une bâtisse muséale bien léchée. Le vétuste bâtiment à haut plafond ajoute un caractère bien particulier. Effet WOW garanti !

Autre valeur ajoutée à cette exposition, c'est l’omniprésence de l’artiste à chacune des 8 fins de semaine allongées de la présentation. Horta Van Hoye est généreuse dans les échanges avec les visiteurs étonnamment nombreux malgré l’absence de campagnes promotionnelles de l’exposition.
Dès la première salle d’exposition, nous avons été littéralement subjugués par le détail des sculptures faciales en papier. On a vu et revu le plateau animé mécaniquement par un jeu synchronisé de ficelles qui donnent le mouvement aux personnages. On les croirait vivant.
Et que dire de cette chorale de papier qui a constitué une trame de fond au récital d’une vraie chorale au moins une fois durant cette résidence d’une oeuvre éphémère vraiment trop courte.

Certains montages vous invitent même à vous y immiscer et faire corps avec le décor.
Horta Van Hoye ne sculpte pas que du papier et quelques-unes de ses autres réalisations sont présentées dans une pièce attenante. Le travail dans une bûche de bois fascine.
Enfin, on regrettera que cette remarquable et unique exposition n’ait pu se prolonger, voire se perpétuer là ou ailleurs. 6 fins de semaines de 3 jours, c’est 18 jours trop courts. Déjà que le temps d’assemblage fut un travail inlassable de l’artiste qui aura duré bien plus que 18 jours. On ne peut que dire à la fois - BRAVO ET DOMMAGE !!!
Visité le 6 novembre 2026




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