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TUNISIE : LA BALANCE DES INCONVÉNIENTS

  • 27 févr.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 4 mai


Il fallait voir la réaction de notre entourage lors de l’annonce de notre intention de nous rendre en Tunisie en mode Snowbirds. Tous comprenaient notre refus de ne plus vouloir remettre les pieds aux États-Unis, le temps que ce pays redevienne vraiment « Great again » plutôt que le contraire actuel, mais pourquoi pas en Espagne ou au Portugal, on dit plusieurs ?

 

On y avait songé, mais il y avait un petit côté déjà vu tandis que de l’autre côté de la Méditerranée, il y avait la curiosité d’y découvrir une autre culture. Entendons-nous bien, la Tunisie n’a rien à voir à ces pays du Moyen-Orient aux tensions géopolitiques en cours. Nous sommes plutôt en Afrique du Nord, appelée le Maghreb à l’ouest de toute cette turbulence guerrière.

 

Bien sûr, la Tunisie est confrontée aux mêmes enjeux de société liés à l’économie à la fois du pays et de ses habitants que chez nous. Plusieurs conviennent que même encadré par le Libye et l’Algérie, le pays demeure très sécuritaire.


 

On y parle français, le taux de change est très avantageux, le climat d’hiver n’est pas tropical, mais confortable sans neige entre 18’ et 22’ Celsius et les tunisiens sont très accueillants.

 

Ce climat agréable n’est peut-être pas propice à la baignade, mais ce sont des conditions idéales pour se tremper dans de belles découvertes étayées dans nos nombreuses publications.

 

L’ENVERS DE LA MÉDAILLE

 

Tous ces blogues de type carte postale cachent cependant un côté de la Tunisie quelque peu désolant et dont il faudra faire abstraction durant le séjour.

 

Nous n’avons pas encore visité le Maroc (ça viendra), mais ceux qui y ont déjà été témoignent que ce dernier pays est plus propre que la Tunisie.

 

Nombreux, très nombreux sont les terrains et/ou fossés jonchés de déchets abandonnés ça et là. Ce qui sidère particulièrement, ce sont ces sacs de plastiques omniprésents dans le décor. Il appert que les tentatives de légiférer contre son usage comme cela se fait chez nous, se sont toujours avérées vaines en raison du puissant lobby des manufacturiers de ceux-ci, nous a-t-on dit.

 

L’autre aspect désolant demeure toutes ces habitations inachevées et omniprésentes qui donnent l’impression de traverser des zones d’après-guerre. Cette situation s’expliquerait par le fait que les propriétaires de maisons inachevées sont exempts de taxes municipales tant que les travaux ne sont pas complétés. On comprend alors pourquoi il y en a tant.


 

À eux seul, ces deux aspects confèrent au paysage général du pays une réputation qui entache la beauté de tant de lieux historiques ou naturels.

 

Ajoutons quelques autres petits irritants inhérents à tout pays moins riches et l’ensemble du voyage ne sera probablement pas parfait et un peu loin des attentes générées par les efforts promotionnels bien léchés du bureau de tourisme.

 

Mais cela ne devrait pas rebuter le voyageur incertain car il importe d’analyser la balance des inconvénients et au final, vous ne serez pas en déficit d’un voyage mémorable. Ce fut notre cas, au point de considérer y retourner dans un avenir pas trop éloigné.

 


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