LE MASSIF : ULTIMATUM CONFIRMÉ - SAISON TERMINÉE
- Roger Laroche
- 19 janv.
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Dernière mise à jour : 19 janv.

Ce n'est pas l'issue à laquelle les abonnés du Massif et les clients du Club Med s'attendaient. Inquiétude dans Charlevoix en se rappelant l'âpre conflit au Manoir Richelieu en 1986 qui à certains égards ressemblait à celui du Massif. Les réactions sont très nombreuses et la suite demeure une inconnue.

La nouvelle est tombée dans les dernières minutes : le Syndicat des salariées du Massif de Petite-Rivière-Saint-François (CSN) refuse l’offre du conciliateur et réclame une négociation hors de l’arbitrage, laissant en suspend la saison au Massif de Charlevoix.
Par communiqué, le Syndicat indique que la décision « est un geste de courage et de cohérence » de ses membres, qui « refusent de confier leur avenir à des raccourcis imposés » par l’employeur.
« Ils refusent l’intimidation et les menaces. Ils veulent négocier pour vrai et obtenir une entente qui reconnaît pleinement la valeur de leur travail. L’intimidation a assez duré. Nous ne rentrerons pas à genoux », affirme Annick Simard, présidente du syndicat.
Samedi, Le Massif indiquait qu’un refus de l’offre sur la table pourrait amener à la fin de la saison de ski dès ce mardi. L’organisation ne devrait pas tarder à commenter la nouvelle.
Malgré la menace toujours bien en vie, le Syndicat martèle demeurer disponible pour négocier une entente « juste » à tout moment.

Les syndiqués du Massif de Charlevoix ont voté contre l’offre de règlement du conciliateur et la suggestion de recourir à l’arbitrage.
Concrètement, ils se tournent vers l’option 3, à savoir « de mandater le conciliateur en chef d’émettre une proposition de règlement » tel qu’on pouvait le lire sur l’ordre du jour de cette assemblée générale spéciale.
Les membres ont exprimé leur volonté de poursuivre la négociation et de ne pas se laisser intimider par les ultimatums de leur employeur.
« Les travailleuses et les travailleurs ont parlé d’une seule voix. Ils refusent l’intimidation et les menaces. Ils veulent négocier pour vrai et obtenir une entente qui reconnaît pleinement la valeur de leur travail. L’intimidation a assez duré. Nous ne rentrerons pas à genoux. », affirme Annick Simard, présidente du syndicat.
« La solidarité régionale est essentielle. Quand un employeur agit comme s’il était un roi et tente d’imposer sa vision du monde par la pression et l’intimidation, il faut savoir lui tenir tête collectivement. Les travailleuses et les travailleurs du Massif font preuve de dignité et de courage, et toute la région a intérêt à ce qu’ils soient respectés », déclare Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN).
Du côté de la Fédération du commerce-CSN, on rappelle que les demandes des membres sont légitimes et réalistes. « Dans les autres montagnes, les travailleuses et les travailleurs ont obtenu des conditions décentes et une reconnaissance de leur travail. Les membres du Massif méritent la même chose. Ils ne demandent rien d’exagéré, », souligne Serge Monette, président de la Fédération du commerce-CSN.
« Les travailleuses et les travailleurs demeurent disponibles pour négocier à tout moment. Leur détermination est intacte. Ils resteront unis, solidaires et debout jusqu’à l’obtention d’une entente négociée et juste », conclut-on dans un communiqué émis par la CSN.




