LE SKI : ANTIDOTE AU TRUMPISME
- Roger Laroche
- 26 janv.
- 2 min de lecture

Dans la foulée du Vortex Polaire de samedi, le mercure affichait -25’C au réveil dimanche. Il n’y avait rien pouvant motiver suffisamment à aller en ski d'autant plus que Galarneau se faisait toujours aussi avare de ses rayons comme c'est le cas trop souvent cette saison. Or à la lecture de l’actualité sur mon portable, les dernières frasques de la gestapo trumpiste provoquaient chez moi la nausée et il me fallait aller prendre l’air, nonobstant le mercure frigorifique.
À peine arrivé à ma station refuge d’Owl’s Head, la vue des bénévoles du programme de ski adapté veillant sur l’un des 3 participants présents aura tôt fait de me réconcilier avec la vie devenue trop souvent toxique face aux élans d’un narcissique président américain de plus en plus psychopathe.
Avec ce froid un peu cinglant, ce n’était pas un dimanche débordant à la station de Mansonville. La majorité des skieurs s’étant retraités au chalet pour l’heure du lunch, j’avais une montagne presqu’à moi seul. Les conditions étaient bonnes malgré la lumière grise en prélude à l’imminence de la tempête annoncée.
L’imprenable vue, même par temps gris, ne pouvait que me distraire et me réconforter face aux affres chez nos voisins du sud. Je n’y pensais même plus en prenant de grandes respirations de pur bonheur d’être ailleurs.

Depuis le début de la saison, chaque sortie-ski aura été une soupape de prédilection face à une actualité trop souvent déprimante. Le contexte hivernal oblige souvent à faire plus d’efforts pour sortir de sa zone de confort, mais entre un froid polaire et une actualité à vous donner froid dans le dos, le choix était sans équivoque vers un bien être réconfortant tant pour le corps et que pour l’esprit...
État d'âme un certain dimanche 25 janvier 2026
















