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PREMIERS BALBUTIEMENTS TERRE-NEUVIENS

  • 30 juin
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 1 juil.

Début de séjour mitigé oscillant entre de belles expériences et de moins bonnes. En échangeant ici et là avec d'autres voyageurs québécois qui ont fait le même parcours initial que nous, on réalise qu’on n’a pas vu ce qu'ils ont vus et eux n'ont pas vu ce que nous avons vu. Vous aurez compris qu'il faudra accepter qu'on ne verra pas tout!

 

Les points d'intérêt que l'on a tous apprécié étaient néanmoins tellement distants que l'on a fait beaucoup de route - trop de route soit près de 500km km en 3 jours à sillonner la vaste Péninsule d'Avalon. La région est quelque peu désertique en termes de possibilités de campings, de ravitaillement bouffe, de poste d'essence...


 

Contraste draconien entre le sud aux vastes étendues planes et le nord vallonneux en forêt boréale. Que ce soit l'une ou l'autre, la route ne flirte pas souvent avec le littoral. Il faut s'en écarter pour apercevoir la mer. Ces routes sont aussi contrastées entre fraichement asphaltées ou jonchées de nids de poules majoritairement colmatés. Il faut quand même rester vigilants.


 

L'important est que dans la balance des inconvénients, nous ne sommes pas en déficit. On apprend et on s'ajustera, notamment en termes de boondocking où nous avons eu la frustration que les endroits suggérés ne sont pas crédibles, soit interdit ou trop débordant de squatteurs.


Dès la première découverte nous étions aux oiseaux au sens propre et figuré. Il y avait un peu de la réminiscence d'une visite sur l'île Bonaventure (Gaspé). La réserve écologique de Cape St-Mary's est l'une des plus importantes colonies aviaires de la province avec quelque 60,000 oiseaux de divers espèces nichés sur les bords de falaises spectaculaires donnant sur une mer bleue où nous avons même aperçu nos premières baleines.

 

 

Au terme de plus de 4 heures de longue route sans vraiment d'intérêt, nous nous engageons dans la Irish Loop où nous squatterons la nuit sur la longue rive de St. Vincent's - St.Stephen's-Peter's River déjà débordante de VRs de toutes sortes répartis dans 3 sites distincts.

 


L'endroit est très prisé car il est de prédilection pour y apercevoir les baleines qui s'aventurent à un jet de pierre de la plage où nombreux s'installent en observateurs. Ce seront nos premiers cétacés venus nous saluer.


De là, nous nous engageons dans une longue et interminable traversée de la lande désertique appelée la toundra océanique composé de mousse et de lichen à travers de dépôts de roches calcaires.  Il n'y a rien à l'horizon comme si on traversait les plaines de l'ouest canadien. Tout comme nous, les locaux reconnaissent que ce parcours est long et lassant (boring)

 

 

Cette épopée se transportera dans la région du Parc provincial de La Manche où nous ferons la rencontre fortuite de 2 très sympathiques couples; l'un de Sherbrooke en Westafalia et un autre en Van de Plessisville. Blottis dans la seule aire de débordement du camping qui affiche complet, cette promiscuité aura favorisé le développement d'une nouvelle amitié autour d'une partie de Sky Jo tout en partageant diverses infos de découvertes à venir. Le destin fera qu'on se reverra avec plaisir chemin faisant.


 

Nous sommes en pleine période de reproduction des capelans qui viennent s'échouer sur la plage au plus grand bonheur des pêcheurs qui remplissent leurs seaux de cette manne providentielle. Il faut cependant être là au bon moment car leur roulement sur la rive n'est pas toujours en des périodes précises.

 

 

Tel que mentionné, nous n'avons pas tout vu, mais nous en aurons vu passablement. Regrets toutefois d'avoir raté de belles opportunités comme celle de boondocker dans un super endroit à Ferryland et de voir les capelans rouler sur la rive.



Idem de ne pas avoir squatter dans le petit stationnement du bureau touristique de Witless Bay et raté l'excusion en bateau Gull Island dont on nous a tant conseillé.


Cette première prise de contact avec Terre-Neuve, quoique souvent spectaculaire, aura été quelque peu essoufflante. Une trêve de 4 jours dans la capitale de St-John's nous permettra de ralentir la cadence et de se ravitailler pour la relance de notre virée qui n'a certainement pas fini de nous étonner, souvent contre toute attente. 


À LIRE AUSSI : Cela peut paraître paradoxale, mais nous avons bien aimé notre traversée houleuse North-Sydney / Argentia. Nous convenons que ce ne fut pas le cas pour tous les passagers. https://www.rogerlaroche.com/post/ainsi-vogue-le-vr



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