CASCADE D'IMPAIRS SUR TUNISAIR
- Roger Laroche
- il y a 2 jours
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 1 jour

Les plus belles destinations de par le monde obligent souvent à de longs vols. La Tunisie ne fait pas exception. Bien souvent, le voyageur n'a d'autre choix que d'opter, à son corps défendant, pour le transporteur national et ce fut tristement notre cas.
Tunisair est une compagnie aérienne qui ne vit pas des turbulences qu'en vol, mais aussi dans sa survie financière qui la place souvent en situation de précarité.
Cet état de fait l'amène à offrir un service pour le moins aléatoire tel celui vécu lors de notre expérience. Attachez vos ceintures... on décolle !!!
MAIS OÙ EST NOTRE AVION ?
Les valises sont prêtes, la navette est appelée et voilà qu'à 24 heures d'avis le premier report du vol du mercredi après-midi au jeudi matin tombe dans la boîte courriel. Heureusement que nous n'avions pas quitté le domicile où nous aurions été condamnés à dormir probablement dans un des motels discutables en marge de YUL Trudeau.

Pendant ce temps, le site de l'aéroport Tunis-Carthage affiche que le vol qui doit venir nous rejoindre est annulé. L'information est transmise à notre voyagiste afin qu'il vérifie/confirme l'avenir de notre vol.... et si nous en auront un ?
Exploration sur Flightradar24 afin de repérer le vol TU203, mais nous ne voyons rien sur le radar. Nouvel appel au voyagiste qui dit ne plus être en contact avec la compagnie aérienne et maintient l'avis de report au jeudi tel que déjà annoncé.
Appels au numéro canadien de Tunisair où chacune des cinq tentatives s'avèrent vaines. La ligne raccroche chaque fois qu'il faut peser sur le 1, le 2 ou le 3...
Par chance, je repère en milieu de soirée l'indication que notre Airbus A-330 serait en route et arrivera à YUL à 7h du matin... puis arrivée reportée à 10h. Il atterira finalement à 10h26.
NOUVEAU DÉPART HÉSITANT
Donc, levée à 4h du matin pour vaincre l'heure de pointe du pont Samuel-de-Champlain et la surchauffe des départs matinaux à YUL. Le vol est annoncé pour 10 heures, puis l'alerte de notre cellulaire annonce le premier report à 11 h, puis midi 17, puis midi 44, puis 13 heures et finalement 13h17.

À peine en altitude de croisière, le service des mini cabarets-lunch débute. Je prends des pâtes. On promet à madame qu'on va lui trouver la deuxième option du poulet. La rare agente de bord féminine, les autres étant majoritairement masculin, est interpellée 2 fois sans que nous ayons l'assiette pourtant promise.
Retrait des cabarets et plus jamais nous ne reverrons les agents de bord durant au moins 6 heures, avant qu'ils ne réapparaissent moins de 2 heures avant l'atterrissage.
Faut dire que leurs tâches ont été allégées avec l'annonce que pour tout le vol, un enjeu avec l'aqua-système de l'appareil empêche de faire du café et distribuer de l'eau. On ne reverra pas non plus le service de breuvages jus/boisson gazeuse. C'est long 8 heures de vol condamné ainsi au sec. Heureux que nous ayons remplis notre gourde avant l'embarquement.
PANNE DE DIVERTISSEMENT
Ne reste qu'à se rabattre sur le module de divertissement. Encore là, ce sera à oublier car il ne fonctionne pas, nous dit-on laconiquement lorsqu'interpelé sur cette carence. Quant aux écouteurs de courtoisie pourtant distribués, ils ne font pas dans les prises des sièges qui visiblement manquent d'amour.

Ne reste qu'à tenter de s'endormir pour que le temps passe plus vite. Peine perdue, durant plus de 2 heures, ce seront les cris sans relâche d'un enfant découvrant la puissance de ses cordes vocales avant même de pouvoir parler. Voilà qui ne semble pas vraiment émouvoir son paternel à le raisonner, voire même que c'est à ce demander s'il ne l'encourage pas. Concurremment à ce concert, une fillette chante en boucle dans notre dos des airs de Noël tout en pianotant sur le dossier du fauteuil de ma co-passagère.
Terminons cette saga, en vous mettant "au parfum" des échappées d'effluves gastriques de la voyageuse devant nous, lesquels embaumeront notre environnement déjà assez perturbé.

Bien sûr en vertu du Règlement sur la protection des passagers aériens, nous ferons une réclamation quoique sans espoir d'une suite qu'un chèque "atterrisse" comme compensation d'un des pires vols jamais expérimentés.
Restes que les agréables découvertes qui nous attendent dans ce pays fascinant mettront certainement du baume sur les premiers pas de ce voyage de 22 jours qui n'en aura déjà perdu un avant même d'arriver.
Péniblement vécu le 5 février 2026





La Tunisie saura sûrement vous séduire et vous faire oublier ces malheureux aléas.
Vive les plaisirs de voyager… Je vous souhaite un beau séjour pleins d’imprévus agréables et sans trop de mauvaises surprises… Richard G
La suite de votre voyage fera sans doute oublier ces désagréments.