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LA PASSION DU VR EN MINIATURE


L’attachement pour son véhicule récréatif peut s’exprimer de diverses façons. Certains le reproduiront en peinture, en dessins ou en photos. Mais pour d’autres, pourquoi ne pas le transformer en maquette à échelle réduite. Voilà le projet d’un nouveau retraité qui fait souvent tourner les têtes de ses voisins campeurs beaucoup plus portés vers le modèle réduit que le modèle réel.


Soudeur de métier, Claude Labonté possède une grande dextérité qui le prédispose au bricolage et à l’ingéniosité. Malgré tout, ce quinquagénaire retraité a débuté secrètement son projet de reproduire son dernier véhicule motorisé. « J’attendais d’être sûr de mon coup et d’éviter ainsi d’être la risée de mes amis en cas d’échec » souligne avec humilité ce résident de St-Narcisse-de-Beaurivage au sud de Québec.


Claude Labonté aime tellement son Thor Challenger 2012 de 37 pieds qu’il l’a cloné à l’échelle d’un pouce et demi au pied. Long de 54 pouces, large de 12 ¾ pouces et haut de 18 pouces son mini VR a été littéralement construit de toutes pièces bricolées. Ne cherchez pas de composantes provenant de boutiques de hobby. L’ensemble aura coûté moins de 500$, la majeure partie de l’investissement étant affectée aux travaux de peinture… d’une artiste peintre.



La base du véhicule est en métal, le toit en tôle, les parois de bois de pin, les roues proviennent d’un petit chariot d’épicerie acheté chez Canadian Tire, la soucoupe de l’antenne parabolique provient d’une cuillère achetée chez Dollarama, les fenêtres sont en plexis enduit d’une pellicule fumée, les miroirs amovibles de petites pièces en acier inox récupérées et la liste pourrait s’allonger.


Celui qui ne cache pas sa fierté en transportant son mini VR à bord de son gros VR en lui faisant « prendre l’air » sur la table de pique-nique du camping qu’il visite aura mis 3 mois et quelque 500/600 heures avant de compléter son projet. « Lorsque j’étais confronté à des obstacles, je décrochais pour prendre une pause durant laquelle mes méninges s’activaient pour trouver une ingénieuse solution à mon problème. »


Inutile de dire combien l’exercice s’est avéré thérapeutique pour cet homme qui venait de laisser une profession physiquement difficile et aux interminables journées. Un décrochage complet admettra celui qui caresse maintenant le désir de cloner à nouveau son VR  qui sera alors motorisé au sens propre et figuré.



Claude Labonté est déjà à la recherche d’une base de fauteuil roulant électrique à partir duquel il érigera sa nouvelle carrosserie. Un projet qu’il espère réaliser d’ici à 3 ans. Entre temps, il entend continuer à développer son prototype actuel en trouvant d’ingénieuses façons d’installer un auvent, une échelle, un système d’ouverture des coffres et l’addition d’un transfo pour activer son système d’éclairage.


Voilà un modèle qu’on ne retrouvera pas chez Toy’s R Us n’en déplaise à Barbie et Ken qui doivent se contenter de leur Winnibago en plastique moulé.




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